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La profondeur Duchamp
une sélection de films et vidéos proposée par le Monoquini dans le cadre de l’exposition CHAUFFE, MARCEL ! toutes les infos et la programmation complète ici |
| Les
films magiques de Kenneth Anger Tarifs Adhérents : 3 euros Non adhérents : 5 euros Les hasards du calendrier nous amènent à invoquer de singulières figures, pour une sulfureuse messe cinématographique. Ainsi ce 06/06/06 évocateur, alignant le chiffre de la Bête marqué au front du mage anglais Aleister Crowley. Une influence que revendique le cinéaste Kenneth Anger, au travers d’une œuvre filmique peu prolixe (une dizaine de courts métrages), mais radicalement personnelle et comme marquée par le sort, sans cesse remaniée depuis près de cinquante ans. L’auteur du célèbre « Hollywood Babylone » (publié chez Pauvert en 1959) est l’inventeur d’un cinéma expérimental où se côtoient le merveilleux et l’occulte, la violence et le fantasme, le symbolisme mystique et la culture pop des années 60 et 70. Une œuvre entre lumière et ténèbres où la magie comme expérience spirituelle ambivalente se fond avec les signes de la société moderne, brassant culture populaire et contre-culture, versant démoniaque. Cette démarche où Anger engage sans concession sa propre vie auréolée de mystère, où « le cinéma dépasse l’esthétique et devient l’expérience », explique qu’il soit le plus mythique des cinéastes underground, dans le sens véritable d’un projet subversif, anti-conformiste et poétique. (Les films de Kenneth Anger sont distribués par Cinédoc / Paris Film Coop.) INAUGURATION
OF THE PLEASURE DOME
(1954-66, 16mm, couleur, sans paroles, 38’) Prix de l’Age d’or au Festival international du film expérimental de Bruxelles, 1958. Avec Samson de Brier, Anaïs Nin, Curtis Harrington, Kenneth Anger... ![]() Anaïs Nin dans le rôle d’Astarté / INAUGURATION OF THE PLEASURE DOME Le film est issu d’un des rituels dramatiques d’Aleister Crowley où les convives assument l’identité d’un dieu ou d’une déesse. C’est l’équivalent d’une mascarade, d’un rituel où la couleur, dans des teintes rouges, or et noires, et l’illusionnement progressif, par la multiplicité des surimpressions, remplacent les mots. L’ordonnancement baroque et hallucinatoire, cette pâte visuelle ininterrompue, évoque « la dégelée d’images rapides » selon Audiberti. Ici c’est la légende de Bacchus qui est le pivot du rituel, et qui se termine avec le dieu mis en pièces par les bacchantes. INVOCATION OF MY BROTHER DEMON (1966-69, 16mm, couleur, sans paroles, 11’) Bande son originale de Mick Jagger au Moog. Avec Anton La Vey, Bobby Beausoleil, Kenneth Anger… ![]() Speed Hacker dans INVOCATION OF MY BROTHER DEMON "L'ombre de Notre Seigneur Lucifer avance, pendant que les Forces du Mal se rassemblent dans une messe de Minuit." Véritable assaut sensoriel, « une brûlure » selon les propres termes d’Anger, ce film exerce un impact abrasif sur le spectateur, dont le mode de perception habituel est consigné aux flammes. Le montage très dense et la multiplicité des couches d’images, propres au cinéma psychédélique de le fin de ces années 60, atteignent ici une intensité peu commune, un flux affranchi des lois de la gravité, un torrent de lave visuelle où percent des images subliminales de la guerre du Vietnam, alors à son apogée. Ces 11 minutes sont tout ce qu’il reste des bobines de la première version de LUCIFER RISING, volées et vraisemblablement détruites par l’acteur et musicien Bobby Beausoleil, impliqué dans la bande de Charles Manson et plus tard emprisonné pour meurtre. LUCIFER RISING (1970-81, 16mm, couleur, sans paroles, 28’) Avec Marianne Faithfull, Kenneth Anger, Donald Cammel... Musique de Bobby Beausoleil, composée à la prison de Tracy. (la musique de la première version du film était signée Jimmy Page) ![]() Marianne Faithfull dans LUCIFER RISING Un retour aux mythes antiques solaires, particulièrement Egyptiens. Ici encore, les acteurs endossent le caractère de divinités évoluant dans un espace symbolique. La présence dans ce film produit par Anita Pallenberg (actrice, égérie de Mick Jagger et Keith Richards) de nombreuses personnalités de la scène culturelle londonienne confirme l’influence de Kenneth Anger dans un contexte où l’ésotérisme et les sciences occultes étaient source d’intérêt dans les cercles de la contre-culture. Séance précédée de WE WANTED TO BE BAD court métrage de Marko Lumpisuo (Finlande, 2002, vidéo, vo finnoise sous titres anglais, 4’) Les musiciens d’un groupe de Dark Metal se rassemblent autour d’une table pour se grimer de motifs effrayants avant leur entrée en scène. Cette mascarade est accompagnée d’un morceau du groupe, où le chanteur éructe : « Nous voulions être méchants…mais n’en avions pas le courage ». |
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BARNEY
WILEN - THE REST OF YOUR LIFE
Un film documentaire de Stéphane Sinde (France, 2005, vidéo, 55’) ![]() Producteur : Nord-Ouest Documentaires – Sylvie Randonneix Sélectionné au FIPA et au Cinéma du réel Séance en présence du réalisateur le mardi 13 juin Evocation de la vie et de l’œuvre du saxophoniste de jazz Barney Wilen, à travers le regard de ceux qui l’ont cotoyé. Un portrait en pointillé d’un musicien mythique, jouant à 18 ans aux côtés de Miles Davis, et que beaucoup qualifièrent de « plus grand saxophoniste européen ». Parti à Zanzibar dans les années 70 aux côtés d’une aristocrate déchue, objet de la BD culte de Loustal « La note bleue », Barney Wilen fut célèbre aussi bien pour ses apparitions brillantes que ses disparitions inexpliquées. Sous forme d’essai cinématographique, le film souhaite reconstituer un parcours de vie mystérieux, foisonnant, tout en questionnant la part de mythe du personnage. Un parcours qui nous entraînera de Jacques Thollot à Caroline de Bendern, en passant par Loustal, Archie Shepp, Laurent de Wilde et Philippe Garrel. Tarifs Adhérents : 3 euros Non adhérents : 5 euros |
| BOUQUETS
FILMIQUES En partenariat avec Aldébaran dans le cadre de « Jardins Publics / Jardins Privés » Renseignements : 04.67.45.49.34 aldebaran8@wanadoo.fr Attention: Projection en plein air Place du Moulin à Huile à Castries (18 km de Montpellier) Durée de la séance : environ 45’ Accès libre Une sélection internationale de courts métrages expérimentaux qui fleurent bon l’été, en projection 16mm. Au programme : Bruce Baillie All my life (USA, 1966, 16mm, 3’) «Bruce Baillie aime filmer avec de la pellicule ancienne. Dans ALL MY LIFE, panoramique élégiaque à 360° sur un champ clôturé, le temps qu’Ella Fitzgerald chante la chanson éponyme, les couleurs chaudes, saturées et comme vernies créées par le développement d’une pellicule Ansco périmée sont aux motifs — la barrière, les fleurs blanches, un massif de fleurs rouges — ce que l’envol final de la caméra est au ciel bleu: un irrémédiable éloignement, qui repousse les choses au moment même où elles se présentent, transpose leur apparition en convocation nostalgique et confond la chose avec son souvenir. Là-bas, dans le petit champ de Bruce Baillie, les fleurs ne sentent plus rien et la couleur embaume.» Nicole Brenez. Marie Menken Glimpse of the garden (USA, 1957, 16mm, 4’) Bande sonore : chants d’oiseaux. Exploration subjective, lyrique et sensuelle d’un jardin de fleurs, en très gros plans et flash d’harmonies colorées. Stan Brakhage The Garden of the Earthly Delights (USA, 1981, 16mm, silencieux, 2’30) Ce film est un collage de végétation montagnarde. Comme son titre l’indique, il s’agit d’un hommage (mais aussi d’un dialogue avec) à Bosch. Hommage au Jardin embrouillé de J.E.H. MacDonald et aux peintures de fleurs d’Emil Nolde. Olivier Bougnot Tronco Luxurioso (France, 1992, 16mm, couleur, 12’) Les paroles chuchotées en brésilien et en français sont des fragments de textes de Clarice Lispector: Amour, dans les liens de familles et Agua Viva. La musique d’Olivier Messiaen: Dans le jardin du sommeil d’amour ; 6e mouvement de Turangalîla-Symphonie. «Maintenant je vais parler de la dolence des fleurs pour sentir l’ordre de ce qui existe. Avant je te donne avec plaisir le nectar, le jus doux que maintes fleurs contiennent et que les insectes recherchent avec avidité. Pistil est organe féminin de la fleur qui occupe généralement le centre et contient les rudiments de la semence. Pollen est poudre fécondante produite dans les étamines et contenues dans les anthères. Il est composé d’un stylet et de l’anthère dans la partie inférieure entourant le pistil. Fécondation est l’union des deux éléments de génération — féminin et masculin — dont résulte le fruit fertile» et Yahvé Dieu planta un jardin dans l’Éden qui est en Orient et il y plaça l’homme qu’il avait formé. (Gen. II-8). Francien Van Everdingen Monologue extérieur (Hollande, 2003, 16mm, silencieux, 2’35) Un film inspiré d’Antoine Vuillard. Francien Van Everdingen Wall of sound flowers (Hollande, 2004, 16mm, 6’) Un film d’animation mettant en scène un papier peint fleuri et sonore. Rose Lowder Les coquelicots (France, 2000, 16mm, silencieux, 2’30) Comme on fait un bouquet de fleurs des champs, Rose Lowder cueille et tisse ses images. Craig Lindley Emanance (USA, 1999, 16mm, 9’) EMANANCE explore les zones de connexion du cinéma visionnaire et concret. Le film s’ouvre sur une forêt vierge, puis montre des ruisseaux et des étangs dans la forêt, pour s’intéresser enfin aux mouvements de la surface de l’eau ainsi qu’aux mouvements de la lumière sur cette surface. Le traitement du négatif noir et blanc et son couplage avec des teintages au toner et des virages ont changé radicalement le paysage et créent un royaume visionnaire intense. L’eau repose comme une piscine de feu dans la forêt émanente. Le soleil devient l’astre noir, par clignotement, se volatilisant en forme d’énergie et d’éruption protozoaire avant de sombrer dans un flot de lave. |
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SOURCE
DIFFUSE
Au bout des mots (La montagne des langues) Performance multimédia résultant d’une résidence d’écriture en Géorgie entre novembre 2005 et avril 2006. Ce qui se tait "au bout des mots", est-ce la voix ? Est-ce le geste ? L’image ? Le son ? Le sens ? Source Diffuse - collectif basé à Béziers - interroge le dicible, le hors-frontière dans une performance d'improvisations interdisciplinaires où se mêlent chant, danse, musique, poésie et vidéo. Généalogie des parcours intérieurs des artistes, entre Méditerranée et Caucase, cette création fouille en amont du temps immédiat, du non médiatique, à contre sens, à contre mots, au bout du souffle... Avec Nino Bjalava (chant), Frédéric Goedert (poésie), Sylvie Piqué (danse), Nath Sapin (vidéo), Stéphane Valay (saxophone). Durée : environ 1H www.sourcediffuse.org Tarifs Adhérents : 7 euros Non adhérents : 9 euros |
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sur
une proposition de l'association bande annonce
némo@rurart Le festival Némo, qui propose à Paris depuis six ans un panorama international des nouvelles images expérimentales, animations 2D/3D, clips…. et Rurart, espace d’art contemporain, réseau d'action culturelle en milieu rural organisent une vaste opération de diffusion à laquelle participe l'association bande annonce en Lozère et dans L'hérault. Ce Florilège Némo 2004-2006 présente les tendances actuelles de la création audiovisuelle : oeuvres mixant procédés numériques et matières argentiques, chimies hybrides, design graphique animé, dans leurs formes les plus variées et inventives. CARLITOPOLIS
de Luis Nieto (3’)
FAST FILM de Virgil Widrich (14’) OBRAS de Hendrick Dusollier (12’) CHRYSALIDE PT. 1 de Yann Bertrand et Damien Serban (7’) TRUE COLOR de Bertrand Bey et Pierre Ducos (8’) LE REGULATEUR de Philippe Grammaticopoulos (15’30) THE CHILD de H5 (3’) ELECTRONIC PERFORMERS de Arnaud Ganzerli, Laurent Bourdoiseau et Jérôme Blanquet (6’) CITY PARADISE de Gaelle Denis (6’) DO YOU HAVE THE SHINE de Johan Thurfjell (6’) EMPIRE de Edouard Salier (4’) FLESH de Edouard Salier (10’) Tarifs Entrée libre pour les adhérents 2 euros pour les non adhérents |
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I ♥ ANIMATION !
Trésors méconnus du cinéma d’animation le programme complet ici J’aime, vous aimez, nous aimons le cinéma d’animation ! A tel point qu’il est toujours agréable et utile d’explorer les chemins buissonniers de cet art expérimental par excellence, méticuleux, exigeant, fruit d’un long et lent labeur. En marge des grands studios et des classiques du genre, on découvre des trésors d’invention, d’innovation technique, d’imagination plastique qui sont le résultat d’un travail d’atelier, parfois solitaire, toujours artisanal. Ces trois soirées de projections proposent un panorama significatif de ce domaine de la création cinématographique, en une trentaine de courts métrages de toutes origines et époques, associant les œuvres des pionniers et la production contemporaine, au travers d’un large éventail de techniques : écran d’épingles, silhouettes et figurines animées image par image, collages et dessins, pixillation, pellicule grattée et animation assistée par ordinateur… En puisant dans un répertoire peu connu et peu montré, où le film abstrait côtoie l’imagier animé en un époustouflant défilé de sons, de lumières et de couleurs, ce programme espère bien communiquer un enchantement durable chez les spectateurs qui viendront s’y rincer les yeux, toutes générations confondues. Tarifs Adhérents : 4 euros / séance Non adhérents : 6 euros / séance Pass pour les trois soirs : Adhérents : 10 euros Non adhérents : 12 euros |
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What
about me : The Rise of the Nihilist Spasm Band
Un film documentaire de Zev Asher (Canada, 2000, vidéo, vostf, 1H20) « Quand vous éliminez l’échelle, la clé, le répertoire, la catégorie, les règles traditionnelles et même le fait de briser les règles, que reste-t-il ? » - Hugh McIntyre, bassiste. Ils jouent ensemble depuis 40 ans et sont la plus grande gloire artistique dont se réclame l’Ontario (Canada) depuis Guy Lombardo. Durant le jour, les membres sexagénaires du Nihilist Spasm Band, travaillent en tant que professeurs, artistes ou médecins. Certains sont à la retraite. Mais presque tous les lundis soirs, le Nihilist Spasm Band fait du « bruit », un style de musique librement improvisée à partir d’instruments fabriqués maison. Aujourd’hui, leurs albums – anciens et récents – sont distribués au Japon où ils semblent être de véritables légendes, tournant régulièrement et apparaissant à des émissions télévisées de variétés. What about me, documentaire cacophonique et cocasse s’il en est, relate l’histoire et la récente reconnaissance du groupe, fondé en 1965, au travers d’images d’archives et de reportages récents, d’entretiens avec les six membres de la formation originelle, de réactions de leur famille, collègues et élèves, sans oublier un commentaire de Thurston Moore (Sonic Youth) et de Michael Snow. Cette formation unique en son genre, sans appartenance à une quelconque mouvance artistique, a botté le train des conventions musicales et initié une voie radicale dans le domaine des arts sonores avec un brio, un humour, une constance que n’auraient pas reniés les Dadaïstes, ni les emplâtreurs de piano du groupe Fluxus. Merci à Julien et au Lausanne Underground Film Festival qui mettrent à notre disposition les sous-titres français. www3.sympatico.ca/pratten/NSB/ Tarif Adhérents : 3 euros Non adhérents : 5 euros |
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Dillinger
est mort
Marco Ferreri France/Italie, 1968, 16mm, vf, 1H35) Avec Michel Piccoli, Annie Girardot, Anita Pallenberg. ![]() Une œuvre clé et subversive du cinéma contemporain, admirée par Godard et Pasolini. Film quasi mutique mais où les objets sont dotés d’une étrange dimension sonore, qui dépeint le comportement d’un homme en rupture radicale avec sa vie bourgeoise apparemment bien réglée, en l’espace d’une nuit. La découverte dans un placard de la cuisine d’un revolver enveloppé dans un vieux journal annonçant la mort du gangster américain Dillinger amorce pour Glauco/Piccoli un lent processus de conquête de sa propre liberté, empruntant les voies de la régression et du meurtre. Ferreri confronte ici, dans une grande économie de moyens, une image très léchée et une narration absolument non conventionnelle, signant son film le plus singulier au sein d’une œuvre déjà outrageusement à part. Merci particulier à Coxa Plana pour ce coup-là. Tarif Adhérents : 3 euros Non adhérents : 5 euros |
| [soirée
interactive #6 proposée par panoplie.org
en collaboration avec Sonorités] Pierre Alferi: projection-rencontre musique de Rudolphe Burger Pierre Alferi présentera dix films réalisés entre 2000 et 2002. Élaborés à partir de remontages d’extraits de films, les films parlants sont des réminiscences cinématographiques, où le texte, poétique ou narratif, intervient en sous-titrage ou en voix-off. Les cinépoèmes, série de textes poétiques conçus pour l’écran, proposent des modes d’apparition et de lecture du texte, basés sur le rythme, en lien étroit avec les musiques composées par le musicien Rodolphe Burger. Au croisement de différentes pratiques, les films de Pierre Alferi sont avant tout l’extension d’un travail d’écrivain, développant autour de son écriture un univers onirique constitué de rémanences d’images, de murmures et de temporalités suspendues et distendues. (cette soirée fait suite à la performance de poésie sonore n°6 avec Rodolphe Burger et Pierre Alferi vendredi 10 mars (changement de date!) à 19h au théâtre de l’université Paul Valéry « la vignette » à Montpellier) Entrée libre pour les adhérents (non-adhérents: 2€) |
| Cocoon performance sonore COCOON, projet solo de Christophe Demarthe (membre fondateur du groupe Clair Obscur, collaborateur du dramaturge Bruno Lajara, de Jean Couturier pour des créations radiophoniques sur France-Culture…), offre une approche originale et pertinente en transgressant avec un certain humour le cadre conventionnel de diffusion et de réception de la musique électronique expérimentale. Cocoon élabore une architecture sonore mouvante, en lien avec les projections vidéo, tissant un espace dramaturgique foisonnant, fascinant et parfois dérangeant. Sa performance dépasse d’entrée de jeu le dispositif scénique propre aux concerts de laptop music pour créer une situation impliquant la participation ponctuelle de membres du public. Le jeu en question interroge les notions de contrôle et de pouvoir, sur la frontière ténue entre sphères privée et publique. Cocoon se produira également le mardi 14 mars à 20H30 au Théâtre du Périscope, à Nîmes. albums : COCOON [+ rom par Servovalve] MORE VIOLENT DAYS ARE TO COME chez www.optical-sound.com http://christophe.demarthe.free.fr Tarif adhérents : 5 euros Non adhérents : 7 euros |
| [soirée
interactive #7 proposée par panoplie.org] Jérome Joy: homestudio.thing.net Après Mono également en solo, le D-System en réseau des franco-japonais PacJap et les aventures laptop du trio pizMO, tous sortis sur www.tiramizu.net, en parallèle du système picNIC avec Formanex et Apo33, disponible chez Fibrr Records, et finalement en intermède des midifilers Joystinckler produits en juin dernier à Cap15 à Marseille, voici un solo - so low - en live kit comme moment à expérimenter, comme tactique improvisée et composée d'un quotidien minimum-maximum: un concert live-mixé, live-phoné et live-instrumenté pour une écoute renouvelée. Entrée libre pour les adhérents (non-adhérents: 2€) |
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en partenariat
avec volksystem
(Toulouse) "DID YOU HEAR IT ?" projection + concert 1) projection Yvonne Rainer After Many a Summer Dies the Swann : Hybrid (USA, 2002, vidéo, vostf, 31’) Chorégraphe, performer, cinéaste et essayiste, Yvonne Rainer est une figure clé de l’avant-garde new-yorkaise. Sa contribution au Judson Dance Theatre et ses collaborations avec Anna Halprin, Trisha Brown, Simone Forti et Meredith Monk ont jeté les bases de la post modern dance dans le contexte artistique élargi des années 60. Le film de ce soir, dernier en date d’une activité cinématographique entreprise en 1967, résulte d’une commande chorégraphique pour le White Oak Dance Project. Empruntant son titre au roman d’Aldous Huxley (« Jouvence », de 1939, une réflexion sur la jeunesse éternelle dans une Hollywood décadente), il s’agit d’une œuvre hybride qui interroge la notion d’avant-garde artistique à l’aube du 20ème siècle à Vienne, dans ses relations complexes à l’histoire déclinante de l’empire Austro-Hongrois. Porté par « La nuit transfigurée » de Schoenberg, le film se compose de strates où jaillissent les idées des innovateurs les plus radicaux d’alors - Oskar Kokoschka, Adolf Loos, Ludwig Wittgenstein – ainsi que des citations de Robert Musil, Carl Schorske, Allan Janik et Stephen Toulmin… entretenant des correspondances non fortuites avec le temps présent. 2) concert Aymeric de Tapol La marche, le paysage, le temps. Accélération / compression / accidents. Aymeric de Tapol, ciseleur de sons et artisan vidéaste, conçoit sa musique comme une histoire sans paroles, une expérience sensorielle intime. Un puzzle de sons électroniques et organiques, ténus, étranges, parfois oppressants, d’où saille des bribes du quotidien. Une écoute qui s’apparente à un mouvement dérivant, un panoramique en perpétuel changement. album : KLINGELT (2005) www.nowaki-music.org Tarif adhérents : 5 euros Non adhérents : 7 euros |
| Nam
June Paik Projections Nam June Paik, compositeur, performer, fondateur de l’art vidéo, est décédé le 29 janvier 2006. Nous avons décidé de rendre hommage à cet artiste prolifique dont l’intérêt pour l’image électronique et les moyens émergents de communication, dès le début des années 60 (en 1963, à Wuppertal, « Musik/Electronic Television » est la 1ère exposition à intégrer des moniteurs TV), a largement contribué à redéfinir la pratique artistique dans le champ des technologies nouvelles. Compagnon de route de Fluxus et de John Cage notamment, son influence sur la vidéo et la télévision, comme outils de création, est considérable. www.paikstudios.com Au programme : Waiting for Commercials de Nam June Paik & Jud Yalkut (USA, 1972, 16mm, 7’) L'Arche de Nam June de Jean-Paul Fargier, Danielle Jaeggi et Raphaël Sorin (France, 1980, vidéo, 22') Global Groove de Nam June Paik (USA, 1973, vidéo, 29’) Tarif adhérents : 3 euros Non adhérents : 5 euros |
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[soirée
interactive #8 proposée par panoplie.org]
Alain Lapierre: R.O.M. [projections] Métonymique Pseudo bug entraînant une saturation auditive et visuelle, une succession de scènes composées de gestes répétitifs, compulsifs voir obsessionnels. Entrée libre pour les adhérents (non-adhérents: 2€) |
| [soirée
interactive proposée par panoplie.org
] "Frozen Lullabies (trash your PC if you can) " Christian Vialard Frozen Lullabies se joue dans la pénombre et sur la frontière d'un perceptible visuel et sonore. Un univers composé de respirations douces et profondes, de mélodies fragiles et répétitives. Des rythmes cristallins et quelquefois rageurs déchirent parfois cet univers. Frozen Lullabies est une pièce de l'ombre, qui utilise des sources sonores et visuelles filtrées, atténuées. Christian Vialard (aka Kouriakin) est artiste. Il entame une carrière de peintre qu'il enrichit rapidement d'expérimentations questionnant le champ spéculatif de l'exposition et du travail artistique partagé.Initiateur de nombreux projets multi-plateforme et d'expositions, il pratique aussi les collaborations (Arlix/Vialard), "histoire de voir d'autres montages, d'autres hsitoires, redevenir auteur plutôt que créateur, juste le temps de confronter sa pratique, ses idées, de les mettre en scènes plutôt qu'en vue". Ses dernières productions sonores et plastiques sont attentives aux rapports que nous entretenons avec notre environnement quotidien en utilisant des registres formels vastes et riches, comme par exemple les rapports analogique/numérique, son/image ou les conditions de réception de l'audio-spectateur sont prise en compte. Il se produit régulièrement en solo ou avec des artistes de tout bord.En 2005 il collabore avec Arnaud Maguet ("Greetings from Nowhereland") et 10Tflops (groupe electro expérimental). Fondateur du label Tiramizu : "il se passe dans Tiramizu ce qui ne peut se passer ailleurs". http://www.cvia.net http://www.tiramizu.net http://www.10tflops.net Entrée libre pour les adhérents (non-adhérents: 2€) |
| [soirée
interactive proposée par panoplie.org
] "Puisque ma voix" Annie Abrahams Tableaux intimes Quand Annie Abrahams en 1966 rentre au collège elle se tait pendant trois jours pour apprendre à ne plus s'exprimer en patois. Presque 40 ans plus tard cet événement est le dénominateur commun des travaux autonomes présentés ensemble sous le titre "puisque ma voix". "Je ne veux pas être sage" vidéo "Il y a 20 ans" film super-huit, vidéo, texte "SolitudeS" internet et lecture "Les chênes verts" vidéo Entrée libre pour les adhérents (non-adhérents: 2€) plus d'info |
| "MONGODROÏDES" avec prout électronique et pico-troops détournement de jouets électroniques audio et visuels. projection de réclames américaines pour des jouets datant des années 50 et 60 Découvert à la fin des années 70 par l’artiste multimédia halluciné Reed Ghazala alors qu’il trafiquait une dictée magique, le circuit-bending consiste à détourner, modifier et perturber des jouets électroniques dans l’optique d’obtenir des réactions étranges et délirantes. Fragmentations, dégradations, distorsions, répétitions, feedbacks et divers autres comportements aléatoires sont ainsi provoqués par l’ajout d’interrupteurs et de potentiomètres sur un synthé Bontempi, une boite à rythme Roland, un ordinateur éducatif ou une palette graphique Vtech. Le circuit-bending est en cela l’incitation pour des appareils conventionnels et bon-marchés à se découvrir de nouvelles et étonnantes possibilités dans la production brutale et intempestive de ruptures logiques. La soirée « Mongodroïdes » se présente ainsi comme une application possible de ce processus déviant. Accompagnés de leurs nombreuses machines détournées, Prout Electronique et Picotroops (une double excroissance tuméfiée issue des rejets résiduels des groupes « thirtytwobit. » et « _project ») s’essaieront à une production audio-visuelle purement analogique, mêlant indifféremment proto-punk bancal, décharges bruitistes et expérimentations approximatives sur des dispositifs électroniques réticents. tarif adhérents: 2 n€urones (non-adhérents: 4 n€urones) plus d'infos: http://projectsinge.net/ http://32bit.free.fr/ |
| [soirée
interactive proposée par panoplie.org
] The loVe shoW Clément Thomas (aka l'hyperbarde ctgr) Entrée libre pour les adhérents. plus d'info |
| AMER AMERICA PART II décalages documentaires : une exception culturelle américaine le programme complet ici |
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Jazz
for your eyes
Le « free » s’applique au jazz comme au cinéma – jazz for your eyes : une sélection de films courts en liberté, dont les thèmes visuels jazzent autant que les musiques qui les accompagnent et les portent, méditatives ou déferlantes. La rencontre expérimentale de l’image et du son dans une forme qui reste toujours aussi contemporaine. Entrée : 6 € / Adhérents : 4 € [habillage graphique de la soirée signé Sundae] MAMA DON’T ALLOW de Karel Reisz & Tony Richardson (GB, 1955, 16mm, 22’) Un classique du free cinema britannique, chef d’oeuvre de spontanéité documentaire. ALL MY LIFE de Bruce Baillie (USA, 1966, 16mm, 3’) Un panoramique élégiaque dans un champ de Mendocino, l’été, sur une chanson d’Ella Fitzegarld avec Teddy Wilson & son orchestre. NEW YORK EYE AND EAR CONTROL de Michael Snow (USA, 1966, 16mm, 34’) Sur la fameuse bande son de Albert Ayler, Don Cherry, Sunny Murray, John Tchicai, Gary Peacock et Roswell Rudd, une lente déambulation dans les rues de New York sur les traces de la walking woman, silhouette alternativement noire et blanche, représentative à l’époque du travail de l’artiste, cinéaste et pianiste, Michael Snow, VISIONS de Gariné Torossian (Arménie, 1992, 16mm, 4’) Une exploration du corps en mouvement, sur une musique signée R.Murray Schafer. THE MAGIC SUN de Phill Nyblock (USA, 1966, DVD, 16’) Sun Ra & his Solar Arkestra, dans un film projeté à l’époque durant les concerts-rituels du groupe, culminant dans l’abstraction des gestes et des sons. MONEY de Henry Hills (USA, 1985, 16mm, 15’) John Zorn, Arto Lindsay, Fred Frith, Tom Cora, David Moss sont parmi les musiciens qui apparaissent aux côtés d’artistes et de danseurs du Lower East Side, à New York, en un montage percutant d’espaces et d’actions restituant l’énergie débordante de la ville. ODDS + ENDS de Jane Belson (USA, 1958, 16mm, 5’) Un film-collage combinant la peinture, des chutes de films de voyage et d’animation sur fond de dissertation pédante sur le jazz et la poésie, extraite d’une émission télé, dans un esprit néo-dada. |
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A
LOVE SECRET
Christine Baudillon (France, 2004, DV, 56’) suivi d’un concert solo au piano électrique de Siegfried Kessler Entrée : 8 € / Adhérents : 6 € [habillage graphique de la soirée signé Sundae] [en partenariat avec "hors-oeil"] Siegfried Kessler, né en « 1835 » à Sarrebruck comme il aime à le rappeler, joue du piano depuis l’âge de quatre ans, de l’orgue, des claviers, de la flûte et du clavinet. Concertiste formé au classique, il vient au jazz à partir de 1957, et s’installant à Paris en 1967, joue avec Michel Roques, s’associe à Joe Henderson, Dexter Gordon, Slide Hampton, Nathan Davis ou Ted Curson au Chat Qui Pêche. Il rencontre Archie Shepp, dont il sera le pianiste durant une dizaine d’années, en concert comme en album, tout en travaillant en solo avec divers claviers électroniques, en duo avec les saxophonistes Daunik Lazro et Hervé Bourde, le guitariste Jean-François Pauvros ou la danseuse Maroussia Vossen, parmi de nombreuses collaborations ponctuées d’albums. À partir des annees 80, il fonde l'explosif KAZtrio en compagnie du batteur Jean-Pierre Arnaud et du contrebassiste Michel Zenino. Pendant presque une année, munie d'une caméra DV, Christine Baudillon a accompagné le musicien-marin vivant sur un Maïca - vieux voilier de course - amarré à la Grande Motte. Commencé en septembre 2002, il en résulte ce portrait filmé, « quasi improvisé, libre ». Pianiste de jazz sauvage et anarchiste, surnommé « le geyser du piano » par André Francis, Kessler dévoile quelques uns de ses multiples visages, lui qui, fou de la mer, soutient "qu'on n'est pas fou quand on trouve un système qui vous sauve " ou encore, dans un rire désespéré, dit de l'amour et de la mort, « It's the same thing, you know ». |
| [provi&testi
/ sur une proposition d’Annie Abrahams]
Who’s afraid of: La vie en Intelligence Collective. Entrée libre sur réservation Lecture d'une pièce de théâtre en deux actes. La pièce a été écrite sur la base d'un échange email entre les membres du groupe Lieudit, actif sur internet jusqu' à fin 1999. Pendant la lecture, projection vidéo des pages de l'ancien site de Lieudit. |
| [provi&testi
/ sur une proposition d’Annie Abrahams]
Mathias Beyler, sur Nijinsky Entrée libre sur réservation son / lecture / image 1 lecteur, 1 micro, 1 ordinateur pour l'obsession : u-structurenouvelle |
| [provi&testi / sur une
proposition d’Annie Abrahams] Présentation de Soundmaps Entrée libre sur réservation logiciel de composition qui traduit les bits en sons en temps réel. En présence de Jan de Weille, son concepteur. Installation interactive à expérimenter par les visiteurs. http://www.bram.org/sound/deweille.html |
| [provi&testi / sur une
proposition d’Annie Abrahams] "Vœux/Wishes" Entrée libre sur réservation Depuis 1999 sur bram.org [http://www.bram.org/perl/wformat.pl] et depuis 2002 sur jeveux.org [http://souhaiter.free.fr/contrib.php], Annie Abrahams a collectionné des vœux et des wishes. Tous ces vœux (plus de 2000) jusqu'à ce jour muets vont prendre voix pendant cette séance. |