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La
profondeur Duchamp
une sélection de films et vidéos proposée par le Monoquini dans le cadre de l’exposition CHAUFFE, MARCEL ! |
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PRESENTATION
Le Fonds régional d'art contemporain Languedoc-Roussillon organise du 18 juin au 29 octobre 2006 une importante manifestation rassemblant sous le titre de Chauffe, Marcel ! une vingtaine d'expositions, à la fois sur Montpellier et sur l'ensemble du territoire régional, posant la question de l'héritage de Marcel Duchamp et essayant de faire apparaître la complexité d'une figure intellectuelle à travers la diversité des démarches qui inspirent les artistes aujourd'hui. Les enjeux posés par l’art depuis Marcel Duchamp seront au cœur de cette manifestation, non dans une perspective historique ou muséographique, mais d’un point de vue résolument contemporain, où la liberté et l’humour ont la part belle. Sollicité dans ce cadre et accueilli par divers lieux partenaires, le Monoquini propose 11 épisodes vidéo-cinématographiques tout au long de la durée de cet événement, sous le titre générique de LA PROFONDEUR DUCHAMP. La sélection des films repose sur une analogie plus ou moins directe à l’œuvre même de Marcel Duchamp, ou procède de certains traits propres à cette œuvre, en particulier la notion de jeu avec le langage, d’humour, de gravité, de mesure et d’ironie, de détournement, d’infra-mince, de machines célibataires… Cette programmation convoque ainsi l’esprit de Duchamp en une sorte de vaste rébus visuel et textuel où les films communiquent subrepticement, insidieusement entre eux mais le néophyte pourra tout aussi bien se passer de la clé Duchamp. Cette manifestation s'inscrit dans le cadre général de la politique culturelle de la Région Languedoc-Roussillon. Expositions réalisées avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication (Drac Languedoc-Roussillon), du Conseil régional Languedoc-Roussillon, de la Ville de Montpellier, de l’Agglomération montpelliéraine, des Conseils généraux du Gard et de l’Hérault et des différentes institutions concernées. |
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PROGRAMMATION
Pour la programmation détaillée par date et lieu, cliquez sur le lien
(sous réserve de modifications) |
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RENSEIGNEMENTS
FRAC Languedoc-Roussillon 4, rue Rambaud - 34000 Montpellier / tel 04 99 74 20 35 / www.fraclr.org Monoquini 5, rue Bayard – 34000 Montpellier / tel.04 67 42 79 44 / www.monoquini.net |
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REMERCIEMENTS
Cette manifestation est rendue possible grâce au concours des distributeurs, artistes et ayant-droits : Light Cone (Paris), Cinédoc/Paris Film Coop (Paris), Athanor (Prague), Martin Klosterfelde Galerie (Berlin) & Maccarone (New York), Michel Aubry (Paris), Electronic Arts Intermix (New York), Arakawa & Madeline Gins (New York), le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, Lux (Londres), Film-makers’ Coop (New York), François Lagarde (Montpellier), edvdistribution (Toulouse), Heure Exquise ! (Mons-en-Baroeuil), AV-arkki (Helsinki), le FRAC PACA, Matt McCornick (Seattle), GACSO (Bordeaux), Galerie Paolo Boselli (Bruxelles), Paolo Gioli, T&C (Zurich), Video Company (Zofingen). Merci également à Emmanuel Latreille, Adrien Heudier, David Thomas, Vincent Tricon, Geneviève Monnier, Laëtitia Bourget, Antoine Calafat, et à toutes les personnes qui, à divers degrés, ont apporté leur soutien (vous vous reconnaîtrez). Site conçu par Clément Charmet (panoplie.org) |
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Centre Régional d’Art
Contemporain
26, quai aspirant Herber – 34200 Sète T. 04 67 74 94 37 - http://crac.lr.free.fr Michel Aubry, Marc Guérini, David Legrand Répliqûres
de « Les disparus de Saint-Agil »
(2000, Hi-8, 4'45'') Répliqûres de « Lumière d'été » (2003, DVcam, 3'14'') Les Répliqûres appartiennent à une série de films s’appliquant à revisiter l’histoire de l’art sous l’angle de la fiction et de l’anachronisme. C’est un projet qui repose davantage sur l’idée de la réinterprétation et de la copie de faussaire que du remake ou du modèle. Les deux Répliqûres présentées ici s’attachent à une certaine figure de l’artiste et à son rapport au pouvoir et à l’argent. Une scène de ces deux films est rejouée à l’identique, depuis les mouvements de caméra jusqu’à l’inflexion des voix. Christoph Girardet + Volker Schreiner FICTION
ARTISTS
(Allemagne, 2004, vidéo, 45’) Ce film de montage, constitué de 12 chapitres distincts, interroge la représentation des artistes au cinéma, dans les films narratifs. Ces artistes de fiction se percutent et se succèdent en un brassage virtuose de séquences empruntées à une centaine de films de toutes époques et origines. Qui sont les artistes ? Comment vivent-ils ? Comment travaillent-ils ? Quels types de clichés véhiculent-ils ? Correspondent-ils au regard que portent les artistes contemporains sur eux-mêmes ou bien représentent-ils une image anachronique et théâtrale dans une société largement conditionnée par les médias ? Christian Jankowski Chez l’artiste
allemand Christian Jankowski, art et réalité
entretiennent d'étroits rapports de connexion voire
d'interconnexion. Non seulement il introduit au sein de ses travaux,
des groupes et des individualités qui ne sont pas
traditionnellement associés à un quelconque
devenir artistique, mais il joue surtout avec une certaine image des
situations quotidiennes, celles de la vie de tous les jours et sur
divers événements de la culture populaire,
notamment télévisuels. Il opère ainsi
d'incessants allers-retours entre réel et artificiel ou
fictionnel, en insistant sur un décalage entre la
présentation et le contenu. Il interpelle notre voyeurisme,
pour mieux aborder des thèmes sociaux, sentimentaux, ou des
récits personnels qu'il médiatise et met en
scène.
DIE JAGD (La chasse) (1992/1997, DVD, 1'11'') ![]() © Klosterfelde, Berlin Une scène de chasse trépidante dans un supermarché allemand où l'artiste collecte, à l'aide d'un arc et de flèches, toutes sortes de produits de consommation quotidienne (fruits, légumes, papier toilette, etc.). TELEMISTICA (1999, DVD, vo italien st anglais, 22’) Telemistica est composée d'extraits d'émissions enregistrées à la télévision italienne où l’artiste, dans la posture du téléspectateur, interroge en direct des médiums sur le succès de sa prochaine pièce vidéo présentée à la Biennale de Venise. ROSA (2001, DVD, vo allemand st anglais et français, 18'54) Basée sur des scènes empruntées au film de Lars Kraume, Viktor Vogel - Commercial Man (2001), lui-même inspiré de deux œuvres de Christian Jankowski, Die Jagd (1992) et My life as a Dove (1996), ROSA est imbriquée dans un jeu d'échanges sur les relations entre les films commerciaux et les films artistiques. Les relations de l’artiste au marché, à l’argent, à l’humour, y sont traitées sur le mode de la sit-com. 16 MM MYSTERY (2004, 35 mm transféré sur DVD, 5’) À l'instar des premiers travaux de Jankowski qui se réfèrent aux médias (la télévision ou le monde de la publicité) et en détourne les codes, 16 mm Mystery emprunte ici au cinéma, versant Hollywoodien, en faisant appel aux Strause Brothers, équipe responsable des effets spéciaux de films à grand succès. |
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Monoquini
5 rue Bayard - 34000 Montpellier Peter Greenaway THE FALLS (GB, 1980, 16mm, vostf, 3H avec entracte) ![]() THE FALLS : 92 biographies imaginaires de personnages dont les lettres commencent par les lettres « F.A.L.L. », après une catastrophe mal définie (V.U.E. : Violent Unknown Event), où la responsabilité des oiseaux semble engagée. Dans ce premier (très) long métrage, délire taxinomique conduit avec une rigueur toute documentaire, Greenaway met au point une « combinatoire » qu’il développera dans ses œuvres suivantes, en réunissant des objets disparates (images, musiques, dialogues, commentaires), créant des compositions « volontaires et concertées…sans excessif souci de plaire… » qui procèdent tout autant de l’humour noir, du bricolage et du système D. L’art, c’est de créer un sens : sens secret, multiple, aléatoire. Du mauvais jeu de mots à la bouffonnerie, ou à la confidence : l’ombre de Tulse Luper (Repulse par anagramme), ornithologue mythique, plane sur ce film… Cinéma « sur-signifiant »… baroque (« J’appellerai baroque le style qui épuise (ou tente d’épuiser) toutes ses possibilités et qui frôle sa propre caricature… » J.L.Borgès)…excès de sens… film-gigogne… Un site exhaustif sur le film (en anglais ) : www.vue.org.uk |
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Monoquini
5 rue Bayard - 34000 Montpellier Adrien Maben LES NOUVEAUX REALISTES (France, 1974, 16mm, couleur, 1H15) Commentaire de Otto Hahn. Musique de Pierre Henry. Ce film nous présente les membres du mouvement des Nouveaux Réalistes réunis sous la férule du critique Pierre Restany au tout début des années 60, à travers une série d’entretiens et d’images d’archives. Recyclage et détournement d’objets de consommation courante et de rebuts industriels constituent chez ces artistes, souvent avec ironie, la matière d’une réflexion critique sur la société de consommation et la poétique du quotidien. Ainsi, nous voyons Yves Klein diriger ses modèles nues lors de la réalisation de ses « anthropométries » et peindre au lance-flammes ; Tinguely détruire un phallus géant et éructant lors d’une performance fameuse devant le Dôme de Milan pour le dixième anniversaire des Nouveaux Réalistes en 1970 ; Nikki de Saint-Phalle peindre à l’aide d’un 22-long rifle ; Martial Raysse faire ses courses dans la jungle multicolore des supermarchés ; Arman accumuler et César compresser ; Daniel Spoerri déjeuner avec ses amis puis coller les reliefs du repas ; Raymond Hains jouer à La Palisse ; Jacques de la Villeglé arpenter les palissades ; les affichistes François Dufresne et Nino Rotella se fendre de poèmes lettristes ; Christo emballer femme et falaise… |
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Centre
Rabelais
28 Boulevard du Sarrail - 34000 Montpellier Jan Svankmajer LES CONSPIRATEURS DU PLAISIR (Tchécoslovaquie, 1996, 35mm, couleur, sans paroles, 1H18) Jan Svankmajer est le maître incontesté du cinéma d’animation Tchèque. Célèbre pour ses films à base de pantins, de pâte à modeler, d’objets du quotidien et de rebuts hétéroclites, il s’inscrit dans une veine résolument surréaliste avec une prédilection pour l’ironie et l’irrationnel, épinglant la solitude et l’incommunicabilité entre les êtres. A l’instar de son inquiétante adaptation d’ALICE, d’après Lewis Carroll, Svankmajer fait intervenir ici ses personnages de chair, d’os et de sang dans un univers d’objets doués d’une vie propre, même si éphémère, où les « conspirateurs du plaisir » s’animent fiévreusement pour réunir les conditions nécessaires à l’assouvissement de leurs fantasmes : Monsieur Pivoine se confectionne des ailes de chauves-souris et élabore une figurine de sa logeuse, Madame Loubalova… Cette dernière coud une poupée de chiffons à l’effigie de Monsieur Pivoine… La postière pétrit inlassablement d’innombrables boulettes de mie de pain…Dans son atelier secret, le commissaire Beltinsky colle sur des couvercles de marmite et des rouleaux à pâtisserie divers objets hétéroclites aux sensations tactiles variées…Son épouse, la belle présentatrice de télévision Madame Beltinska, achète deux carpes vivantes qu’elle installe dans une bassine de zinc…Monsieur Kula, le vendeur de journaux amoureux de l’image télévisée de Madame Beltinska, construit un dispositif dont le petit écran de télévision constitue une sorte de centre psycho-érotique… Rareté n’ayant jamais fait l’objet d’une distribution française, ce film est un chef d’œuvre d’humour noir qui amène indéniablement de l’eau au moulin des machines célibataires. |
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Lieu d'Art
Contemporain
Hameau du lac - tel: 04.68.48.83.62 - http://lac.narbonne.com Entrée libre - participation à l'appréciation du public Gary Beydler HAND HELD DAY (USA, 1974, 16mm, silencieux, 6') En ouverture de séance, au crépuscule, entre chien et loup, le soleil finit sa course dans un miroir tenu au creux de la main du cinéaste. Bobby Lapointe ARAGON ET CASTILLE Dans ce Scopitone des années 60, Bobby pédale à en fendre la glace tout en débitant un flot ininterrompu de ses fameuses contrepèteries. Adrian Brunel CROSSING THE GREAT SAGRADA (GB, 1924, 16mm, muet, n&b, 15’) «Tout monteur devrait ainsi s’efforcer de se constituer une filmothèque de plans «utiles», prélevés dans des productions passées, auxquelles lui ou ses prédécesseurs ont travaillé, ou dans leurs filmothèques. Les plans provenant de films de voyages sont sans prix. J’ai un jour fabriqué presque entièrement un petit film à partir de chutes de films de voyages, et j’ai souvent obtenu des effets très convaincants en entrecoupant mon matériel original de scènes de voyages.» Adrian Brunel, How to Make Films, vers 1933. Un des premiers films de détournement, réalisé à partir de sources filmiques préexistantes (le terme de found footage n’avait pas encore été inventé) dans un registre loufoque que n’aurait pas renié Raymond Roussel, rayon « Impressions d’Afrique ». Bertran Berrenger CARAVANE (France, 2002, vidéo, 5’25) Une partition pour mobilier de caravane interprétée par deux esprits frappeurs. Robert Breer 69 (USA, 1968, 16mm, 5’) Des formes aux arêtes vives — dessinées sur des cartes à l’aide d’un couteau et d’une règle — et les contours de formes 3-D (octogones et colonnes, le châssis d’une porte, etc.) en rotation dans l’espace, alternent entre eux, et se désintègrent optiquement. Martin Arnold PIECE TOUCHEE (Autriche, 1989, 16mm, n&b, 15’) Un extrait de 18 secondes découpé dans un film de série B américain du début des années 50 est reproduit image par image et retravaillé en fonction de sa progression spatiale et temporelle. Eléments fournis: lui et elle, l’espace scénographique et le temps qu’on y passe, ou bien pourrait-on dire, la mariée, un célibataire et la broyeuse de chocolat en fond sonore… Volker Schreiner OPEN UP (Allemagne, 1991, vidéo, 3’) Un travail purement formel et ironique, obsessionnel, qui s'attache particulièrement à réorganiser les notions essentielles de cadre (l'image), de matière (le son et la matérialité du son) et du rythme (le montage). Roman Signer HUT (Suisse, vidéo, 4') Le travail de Roman Signer repose sur des évènements scrupuleusement préparés, des « moments sculpturaux » qui impliquent un vocabulaire d’objets simples et de matériaux tels que des ballons, des bicyclettes, de l’eau et du bois, activés par le mouvement, la transformation ou encore la destruction à l’aide d’explosifs. Ces « fiascos réussis » se tiennent dans les Alpes Suisses où vit l’artiste, où bien sur des sites spécifiques où les actions agissent comme révélateurs. Julien Prévieux ROULADES (France, 1998, vidéo, 5’30) Artiste qui roule n’amasse pas mousse. Peter Fischli & David Weiss LE COURS DES CHOSES (Suisse, 1987, 16mm, couleur, sans paroles, 30’) Dans un entrepôt, une structure précaire d’une centaine de mètres de long a été construite à base des matériaux les plus divers. Un premier élément est mis en mouvement, s’ensuit une réaction en chaîne. Le feu, l’eau, les lois de la gravité, les réactions chimiques, en un lent travelling, construisent un récit où il est question de cause et d’effet, d’approximation et de précision, et de manière générale, du processus créatif et de son corrélatif, la destruction. |
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Carré
d'art
Boulevard Victor Hugo - 30000 Nimes - tel: 04.66.76.35.35 tarif: se renseigner auprès du lieu de projection cette même séance aura lieu le JEUDI 21 SEPTEMBRE à 20H30 au MONOQUINI. Loïc Connanski LA PETITE VIDEO ROUGE DU COMMANDANT CONNANSKI (France, 1998, vidéo, 14’30) Vidéo de propagande - un appel à la sédition audio-visuelle - un pamphlet contre la médiation - un éloge forcené de l'automédiatisation - la réalisation du fameux quart d'heure de gloire de Warhol - un narcissisme de bon aloi - un enfonçage systématique de portes ouvertes, mais avec les chambranles - un brûlot télévisuel conte la notoire nullité de la télévision - un guide de l'auto-filmage. Pierrick Sorin C'EST MIGNON TOUT CA (France, 1993, vidéo, 3’45) Grâce à un dispositif installé dans sa cuisine, un personnage, l'auteur lui-même, s'excite à la vue de ses propres fesses. Cet autofilmage attire l'attention sur le comportement schizophrénique que peut occasionner l'utilisation domestique de la vidéo. Pascal Lièvre ABBA MAO (France, 2001, vidéo, 4’) ![]() Pascal Lièvre ANTICHAMBRE ( France, 2002, vidéo, 2’40) Pascal Lièvre plasticien a un frère qui lui ressemble, Cyril. Ils sont les acteurs de cette vidéo. Pascal est maquillé et porte une perruque, Cyril est sans artifice. Pendant toute la durée de ce film ils vont interpréter le play-back d’un film pornographique mais les rôles vont s’inverser, un troisième personnage entre en scène. Matt Mc Cormick THE SUBCONSCIOUS ART OF GRAFFITI REMOVAL (USA, 2002, vidéo, vostf, 17’) Ce n’est pas une coïncidence si le budget des campagnes anti-graffitis surpasse souvent les budgets alloués à l’art. L’effacement des graffitis a par contre renversé cet obstacle à l’expression créative en devenant l’un des plus intrigants et importants mouvements artistiques de notre temps ! Ce documentaire, tourné à Portland, USA, est une intéressante illustration de cette théorie. Stuart Sherman FILMS (USA, 1978/82, 16mm, couleur et n&b, muet, 25’) Artiste et auteur américain, à la fois compagnon de route de Carson McCullers et du groupe Fluxus, collaborateur du Ridiculous Theater de Charles Ludlam et de l’Ontological Hysterical Theater de Richard Foreman, Stuart Sherman est le roi de la forme brève et saugrenue dans un grand nombre de domaines, notamment de par ses (très) courts métrages. Sans un mot (ou avec un seul de temps en temps), il commence sa démonstration – son rituel. Stuart Sherman ne parle pas, comme Buster Keaton ne riait pas. Symétries en trompe l’œil, faux liens de cause à effet, glissements de sens, transferts, analogies : les joyeuses cocasseries de la raison en fièvre sont le sel de son cinéma. Michel Blazy LE MULTIVERS + GREEN PEPPER GATE (France, 2002, dvd) Un voyage fantastique au cœur du compost – le poivron vert en décomposition ouvre une porte vers une dimension insoupçonnée… Maurice Lemaître UN NAVET (France, 1976, 16mm, 31’) ![]() On peut dire que les amateurs de cinoche vont être gâtés! Le réalisateur et son assistant, René Charles, n’ont pas épargné leur peine pour offrir aux intoxiqués de l’écran un véritable coup de poing de cinéma. Bien entendu, tout le monde ne peut pas être de cet avis et il y aura toujours des fines gueules de la pelloche qui préféreront aller sur les boulevards ou sur les Champs-Élysées pour roter à loisir… C’est vrai qu’il ne faut pas être dégoûté pour voir ce film. Même les connaisseurs de l’underground, du différent, de l’expérimental, et tutti quanti (et a fortiori les veaux des cinémas d’art et d’essai…) renâcleront devant cet écran-là ! + en installation dans un espace du Carré d’art : Hannah Wilke THROUGH THE LARGE GLASS (USA, 1976, 16mm, sil., 10’) L’artiste se livre à un strip-tease derrière l’œuvre de Marcel Duchamp, La Mariée Mise à Nue par ses Célibataires, Même, ou Grand Verre. Cette pièce était initialement conçue comme faisant partie d’une installation. Réalisé pour le film "Befragung der Freiheitsstatue C'est La Vie Rrose" par Hans-Christof Stenzel, au Philadelphia Museum of Art, le 15 juin 1976. |
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Monoquini
5 rue Bayard - 34000 Montpellier Tarifs adhérents Monoquini : 3 euros non adhérents : 5 euros Arakawa / Gins WHY NOT - A serenade for eschatological ecology (USA, 1971, 16mm transféré en vidéo, n&b, 1H50) En premier lieu, WHY NOT évoque le titre du ready-made plus qu’assisté de 1921, Why not sneeze Rrose Sélavy, une cage à oiseau peinte contenant des « morceaux de sucre » en marbre, un thermomètre et un os de seiche, avec une inscription portée au fond de la cage qui se reflète dans un miroir placé dans le support – œuvre révélatrice, selon Gloria Moure, « de la recréation ironique de l’envie de toucher et de l’effort de perception ». Le film d’Arakawa & Madeline Gins offre bien d’autres analogies avec l’œuvre de Duchamp. Il met en scène une jeune femme qui, durant près de deux heures, procède à l’exploration d’objets incongrus investis d’un caractère libidinal : une table, une poignée de porte, une orange, une cuvette de WC, un canapé, culminant en une scène de masturbation à l’aide d’une roue de bicyclette. ![]() « Le fait qu’Arakawa soit un peintre contribue sans doute à la plasticité frappante de ce film, la proximité oppressive, palpable, des formes, des objets et des prises de vues. La chambre, de sa modernité dépouillée, aseptisée, se transforme imperceptiblement ; de simple environnement, elle se fait prédatrice, dévorante : les objets deviennent des mythes, des symboles. De même que la protagoniste, nous les considérons avec une lucidité extrême et une sensualité tactile profonde ; notre attention est fixée non sur une intrigue conventionnelle, mais sur un état d’esprit. Le style rituel du film renforce son intensité interne hallucinatoire, et le pouvoir obsédant des images ». Amos Vogel, Le cinéma, art subversif. |
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La
Chartreuse
58, rue de la République – 30400 Villeneuve-Les-Avignon Tel. 04 90 15 24 24 - www.chartreuse.org Cette même séance aura lieu le JEUDI 12 OCTOBRE à 20H30 au MONOQUINI Tarif : se renseigner auprès du lieu de projection John Smith OM (GB, 1983, 16mm, 4’) L’habit ne fait pas le moine. Georges Rey FUMEE (France, 1982, 16mm, 3’) Le réel se consume et part en fumée. Il ne reste plus qu'une forme insaisissable se transformant sans cesse. Henry Hills GEORGE (USA, 1976, 16mm, 2’) La vie est une cigarette... Olivier Fouchard QUE C’EST BON (France, 1996, vidéo VHS, 4’) Un film sur le désir… Stephen Dwoskin MOMENT (GB, 1970, 16mm, 10’) Bande son de Gavin Bryars. Une Joconde qui fume en se donnant du plaisir. Trois films d’Owen Land ![]() visuel conçu
par LUX lors de la rétrospective itinérante des
films d’Owen Land (2005)
FILM IN WHICH THERE APPEAR SPROCKET HOLES, EDGE LETTERING, DIRT PARTICLES, ETC. (USA, 1965-66, 16mm, couleur, silencieux, 3’) WIDE ANGLE SAXON (USA, 1976, 16mm, couleur, vostf, 22’) ON THE MARRIAGE BROKER JOKE AS CITED BY SIGMUND FREUD IN WIT AND ITS RELATION TO THE UNCONSCIOUS, OR CAN THE AVANT GARDE ARTIST BE WHOLED ? (USA, 1980, 16mm, couleur, vostf, 17’) Owen Land s’est d’abord appelé George Landow, connu comme une des figures importantes de cette tendance du cinéma expérimental que P.Adams Sitney a qualifié de « structurel » dans les années 60-70. L’originalité de son œuvre repose simultanément sur une analyse souvent cocasse de la matérialité du film et du dispositif de projection, une critique voire une satire du cinéma d’avant-garde (n’épargnant pas même ses propres films), un intérêt pour la sémantique (jeux de mots et fautes de grammaire) et une quête spirituelle personnelle…Pour la première fois, deux de ses films les plus importants font l’objet d’une traduction, permettant au public francophone d’apprécier Une œuvre riche en jeux de mots et analogies. Peter Rose SECUNDARY CURRENTS (GB, 1983, 16mm, n&b, 16’) Un film sur les relations existant entre le cerveau et le langage - film sans image et dans lequel les relations changeantes entre le commentaire, délivré par un narrateur improbable qui profère un grand nombre de non-sens, et la narration, produite par des sous-titres, constituent un duo particulier pour voix, pensée, discours et son. Presque un opéra-comique, l’obscure métaphore de l’ordre et de l’entropie du langage. |
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Centre
Chorégraphique National de Montpellier
Couvent des Ursulines – Boulevard Louis Blanc – 34000 Montpellier Tel. 04 67 60 06 70 Tarif unique : 5 euros EXPANDED / EXTENDED CINEMA Installations et performances cinématographiques Liisa Lounila FLIRT (2002, DVD, 4’) POPCORN (2001, DVD, 4’30) Ces deux vidéos appartiennent à la série des « Time-Slice » - des « tranches de temps » dans lesquelles l’artiste finlandaise fixe des actions suspendues et étrangement animées dans un mouvement giratoire de 360° obtenu par une prise de vue simultanée de l’action sous tous les angles, grâce à un dispositif photographique artisanal. Lis Rhodes LIGHT MUSIC (GB, 1975, 16mm, n&b, 25’) Une œuvre expérimentale, minimale, radicale, pour deux écrans face à face, explorant les propriétés sonores de l’image « stéréo » quand celle-ci est imprimée à même la piste optique. Ici aussi le dispositif de projection implique une déambulation du public. Tony & Beverly Conrad FOUR SQUARES (USA, 1971, 16mm, 18’) Un film conçu pour quatre projecteurs 16mm simultanés. "FOUR SQUARE is basically a film about Red, the space, and time. The sound is a tape of composition, 'Emergency Landing', which supports the free in interpolation of atmospheric events into the ambient space" -- Tony & Beverly Conrad Yann Beauvais QUATRE UN (France, 1975-1991, 16mm, silencieux, 12’) Nous sommes ici en présence de quatre images qui développent le thème de renversement et de miroir, en faisant se croiser les faisceaux des projecteurs deux à deux afin de constituer une image au centre d’un espace donné. La rotation qui est en scène dans les panoramiques à l’écran est actualisée par le dispositif qui requiert la participation du public. Le public tourne autour de l’écran et s’implique parfois dans l’image par son ombre. Anthony McCall LINE DESCRIBING A CONE (GB, 1973, 16mm, 30’) Projection dans le noir complet nécessitant la participation du public. Une des stratégies associée au cinéma élargi est d’altérer radicalement la discrétion spatiale du public à l’égard de l’écran et du dispositif de projection, par une forme de manipulation qui l’inclut dans le dispositif même, comme élément clé de la performance. Les films d’Anthony McCall sont la meilleure illustration de cette tendance, en particulier avec Line describing a cone où la primauté est donnée à la situation, à l’évènement. Ce qui sera apprécié ici par un spectateur mobile, invité à changer de point de vue au cours de la lente élaboration de cette éphémère architecture de lumière, n’est pas le contenu externe au film, mais le processus de sa réalisation, dans sa matérialité et temporalité particulières. + installation en boucle dans un espace du CCN Simone Denicolai & Ivo Provoost NO ICE (Belgique, 2002, vidéo, 10’) Une amusante, quoique inquiétante chorégraphie de camions de marchands de glaces autour d’un rond-point aménagé en fontaine. |
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Centre
Chorégraphique National de Montpellier
Couvent des Ursulines – Boulevard Louis Blanc – 34000 Montpellier Tel. 04 67 60 06 70 Tarif unique : 5 euros Michael Snow LA REGION CENTRALE (Canada, 1970-71, 16mm, couleur, 3H) ![]() Michael Snow et la machine à filmer. Ce film a été tourné en septembre 1970 dans un désert de la toundra canadienne, au-dessus de Sept-Iles dans le nord du Québec, après des mois de repérage pour trouver ce lieu sans nom. Il a été réalisé au moyen d’une caméra Arriflex fixée à hauteur d’homme à une machine-support construite par Pierre Abeloos, effectuant des mouvements de rotation à 360° dans tous les axes possibles. La bande sonore a été composée selon la même partition qui guidait électroniquement les mouvements de l’appareil. Contemporaine du Land Art, il s’agit d’une œuvre de cinéma pur qui, en dix-sept mouvements et selon des stratégies réglées mais à chaque fois différentes, des plus lentes aux plus rapides, des plus concrètes aux plus abstraites, des plus géométriques (cercles et spirales), aux plus topologiques (bandes de Moebius et vases de Klein), va présenter, transformer, réengendrer le paysage initial : un scanning exhaustif, un épuisement filmique ou la caméra/machine célibataire devient un œil libéré du corps, où le spectateur subit une expérience d’apesanteur, se trouvant comme décentré, perdant la notion du « point de vue » comme s’il était à la fois partout et nulle part. |
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Monoquini
5 rue Bayard – 34000 Montpellier en partenariat avec Hors-Œil éditions Tarifs adhérents Monoquini : 3 euros non adhérents : 5 euros François Lagarde LES OBJETS AMUSES DE MICHEL GIROUD (France, 2006, vidéo, 1H22) Michel Giroud, plus connu sous le nom de Coyote ou Gerwulf, est critique, théoricien et éditeur. Depuis les années 70, sous la forme de livres, de lectures, d’actions, de rencontres et de revues, il réalise un vieux projet qu’il nomme en 1990 « Patata » (patatologie) ou « PTT » (Poésie Totalement Totale). En 1991 il fonde la « Nomanique Université » puis en mai 1997, le festival « Mille voix, mille voies » ainsi que l’encyclopédie de l’Eternal Network… Il est aussi historien et théoricien des avant-gardes, auteur d’essais sur Audiberti, Nougaro, Vostell, Haussmann, Filliou et Fourier. Ce film est constitué de 32 séquences-performances, à travers lesquelles Giroud rend hommage aux artistes issus du Nouveau Réalisme, aux objecteurs, au mouvement Fluxus…. |